#LE CHOMMAGE: au Mali, la galère des diplômés.

Le chômage des jeunes au Mali a atteint des proportions sans précédent.  A la fin de leurs études, nombreux sont les jeunes qui se retrouvent sans opportunités réelles d’insertion. Entre débrouillardise et fatalisme, des jeunes maliens en général et les filles en particulier tirent le diable par la queue.

« Ça va à la malienne » est la réponse donnée par beaucoup de jeunes à la question de savoir comment ils vont. Aussi simple que cela puisse paraitre, elle veut simplement dire que les choses n’avancent pas à hauteur de souhait et qu’ils font avec. Derrière cet optimisme mitigé, se cache bien souvent un sentiment de désespoir d’une frange importante de la population malienne au rang desquelles on trouve les jeunes.

Après plusieurs années de formation, beaucoup d’entre eux se voient contraints à passer leur journée devant la télé ou dans les « grins » à faire du thé pour passer le temps et oublier leur quotidien devenu pesant faute de perspectives.

« Se débrouiller »

En Afrique subsaharienne en général, le taux de chômage est élevé dans les villes où un jeune diplôme a moins de chance de trouver un emploi à la fin de ses études, et se tourne ainsi vers le secteur informel. Outre la démographie, le phénomène est alimenté par la faiblesse de l’économie, la non exploitation des opportunités qu’offre l’urbanisation et l’inadaptation du secteur éducatif a celui de l’emploi.

Certains, les plus chanceux, se retrouvent au sein des administrations à faire des stages interminables ou au marché à se débrouiller comme de petits marchands.

« Se débrouiller », bel euphémisme pour éviter de dire qu’ils sont plutôt réduits à squatter les environs des marchés en tant que revendeurs de camelote ou pour jouer aux intermédiaires qui, parfois, s’adonnent à de l’escroquerie envers les clients

#Source: benbere

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