Le syndrome de la femme battue ou « l’impuissance apprise

Le syndrome de la femme battue ou « l’impuissance apprise »

Le syndrome de la femme battue a été théorisé dans les années 1970 par la psychologue américaine Léonore Walker. Il est répertorié dans le registre américain sur les maladies mentales sous la rubrique « états de stress post traumatiques ». Il a servi à expliquer pourquoi des femmes battues ne sortaient pas des relations abusives pendant des années et finissaient par perdre le contrôle d’elles-mêmes, en s’engageant à leur tour dans la violence jusqu’à tuer leurs conjoints violents.

La chercheuse s’est appuyée sur « l’impuissance apprise », théorie élaborée par le psychologue Martin Seligman. Le principe de l’expérience est simple. Trois groupes de chiens sont attachés à un harnais. Les chiens du premier groupe sont simplement attachés à leur harnais durant une courte période et ensuite libérés. Les groupes deux  et trois  restent attachés. Le groupe 2 subit intentionnellement un choc électrique qu’ils peuvent arrêter en pressant un levier. Les chiens du troisième groupe quant à eux subissent les chocs mais n’ont aucun moyen d’y échapper.

Dans la seconde partie de l’expérience, ces trois groupes de chiens sont mis dans un nouveau dispositif avec un muret qu’il leur faut sauter pour éviter le choc. Seligman remarqua que là où les chiens des groupes un et deux ont facilement eu  le réflexe de sauter, ceux du groupe  trois restaient immobiles et subissaient. S’appuyant sur les résultats de Seligman  après avoir interrogé quatre cents femmes victimes de violences conjugales, Léonore Walker utilisa l’impuissance apprise pour décrire l’apparente incapacité de ces femmes à quitter une relation abusive, ou à prendre des mesures pour se protéger elles même ou leurs enfants. L’étude du professeur Walker donnait enfin une réponse plausible  à la légendaire question «  Pourquoi les femmes battues restent elles avec leur conjoints ? »

#Source: TV5Monde

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