Procès de la lesbienne A. Mbengue : « on a couché juste deux fois »Procès de la lesbienne A. Mbengue : « on a couché juste deux fois »

Procès de la lesbienne A. Mbengue : « on a couché juste deux fois »

Après le procès des homosexuels, le tribunal des flagrants délits de Dakar a accueilli aujourd’hui des lesbiennes. Devant le tribunal, A. Mbengue n’a pas caché ses orientations sexuelles. La lesbienne a confié qu’elle a couché avec la mineure P. Fall juste deux fois quand cette dernière était venue lui rendre la toute première visite dans sa chambre au campus social de l’Ucad. La prévenue encourt 2 ans fermes et sera élucidée sur son sort mercredi prochain.

A. Mbengue, âgée de 26 ans, étudiante en dernière année à l’Institut Nationale Supérieure de l’Education Populaire et du Sport (Inseps) de l’Ucad, est poursuivie pour détournement de mineure, corruption de mineure, acte contre nature, enregistrement d’image présentant un caractère pornographique enfantine. La prévenue a partagé la barre avec sa petite amie P. Fall, née en 2003, qui comparait en tant que partie civile, et devra répondre, à son tour, des délits à elle reprochés devant le tribunal des mineurs.

« J’ai couché avec elle par curiosité »
Mine triste, yeux fixés sur le sol, A. Mbengue, visiblement déçue par cette épisode de sa vie, n’a pas cherché a nié les faits. Elle dit avoir couché avec la petite par curiosité. « Comme elle (P. Fall) vient de le dire, on l’a fait deux fois. C’était juste une erreur. J’ai couché avec elle par curiosité », dit-elle. Avant d’ajouter : « Elle m’avait dit qu’elle avait 19 ans dès notre première rencontre. Je la prenais comme une amie ». Reprenant la parole, P. Fall est revenue sur ses discussions avec la prévenue. A l’en croire, A. Mb lui avait dit ses orientations sexuelles avant qu’elles fixent un rendez-vous à l’amoureux. « Elle m’avait dit que je suis lesbienne. Et je lui ai répondu que moi aussi je suis lesbienne. Quand on s’est vue, j’avoue que j’ai menti sur mon âge. Je lui ai dit que j’ai 19 ans alors que j’en avais juste 16. C’était en décembre 2019 », se souvient-elle.

Dans ses observations, l’avocat de la partie civile estime que la prévenue est instruite, adulte et savait très bien que P. Fall était mineure. « Tinder est un site de rencontre dont la finalité c’est d’entretenir une relation amoureuse ou sexuelle. C’est extrêmement grave pour un enfant de 17 ans de raconter ses pratiques sexuelles, de cette manière, devant la barre. Si elle est arrivée à ce point c’est parce que A. Mbengue l’a dépravée. Elle ne peut pas ignorer l’âge de cette enfant parce qu’elle est instruite et adulte », clame la procureure qui a requis 2 ans fermes contre la lesbienne.

Me Mamadou Seck, avocat de la défense, a axé sa plaidoirie sur le sort fort triste de sa cliente. L’avocat apprend qu’A. Mbengue est orpheline de mère et supporte un père qui souffre d’un handicap physique. « Je suis indigné par les actes de ma cliente. Elle a fait une erreur, surtout qu’elle est adulte et enseignante. A. Mbengue est un soutien de famille. Son père est un handicapé et sa mère est morte », regrette la robe noire. Me Seck a plaidé, pour le délit de détournement de mineure, la relaxe pure et simple. Pour les autres délits, l’avocat a plaidé pour une application bienveillante de la loi. La lesbienne sera édifiée sur son sort le 4 novembre prochain

#Source: laviesenegalaise.com

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