«Un rat dans le vagin», l’arme du viol

«Un rat dans le vagin», l’arme du viol

«Il a inséré un rat dans son vagin. Elle criait. Ensuite, nous avons vu du sang sur le sol. Le geôlier lui a dit: « C’est assez pour toi? »» Les prisonniers politiques syriens sont actuellement victimes des pires exactions se⚔️uelles, selon les témoignages recueillis par le journaliste de la BBC Fergal Keane.

Pour les forces du régime de Bachar Al-Assad, le viol est devenu un outil de répression et une véritable tactique de punition des populations civiles.

En entrevue, un jeune syrien, bénévole dans une association de défense des droits de l’homme, raconte avoir été violé par trois agents à la suite de son arrestation en novembre dernier.

«Ils étaient trois hommes, comme des animaux. J’ai tenté de me protéger, mais je suis un homme de petite taille. Lorsqu’ils m’ont violé, j’ai commencé à dire: « S’il vous plaît, ne faites pas ça… s’il vous plaît, ne faites pas ça. » », a-t-il confié, subjugué et humilié par autant de violence délibérée.

Le témoin interviewé a ainsi raconté comment les bourreaux du régime Al-Assad utilisent le viol comme moyen de persécution politique. «Tu veux qu’Assad quitte le pouvoir? Ça, c’est pour avoir dit que tu détestes Bachar Al-Assad», lui ont-ils asséné.

TERRORISER, HUMILIER, PARALYSER

Selon les témoignages recueillis par le journaliste Fergal Keane, les rebelles syriens sont victimes d’un «pillage des corps» dont l’objectif est de terroriser et d’humilier les populations. Et c’est tout le mouvement politique qu’incarnent les rebelles que veulent atteindre les forces du régime Al-Assad.

Pour Gisèle Donnard, historienne d’origine française, le recours au viol en temps de guerre relève bel et bien d’une tactique d’intimidation qui vise à paralyser l’ennemi.

«On a affaire à un dispositif de destruction, de torture, de mutilation, de mort. C’est un dispositif guerrier équivalent en quelque sorte du massacre des hommes et des enfants, mais ce n’est pas non plus véritablement équivalent, par ce qu’il s’agit de crime sexuel et qu’il s’y ajoute l’humiliation», relate-t-elle dans l’ouvrage Victimes de guerre en quête de justice.

RÉACTION INTERNATIONALE

À l’heure actuelle, Human Rights Watch et les États-Unis ne rapportent aucun acte de violence sexuel perpétré par les rebelles syriens.

La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Navi Pillay s’est dit interpellée par les allégations de crimes sexuels massifs. Elle a d’ailleurs insisté pour que la Cour pénale internationale se penche sur la situation.

Dans un rapport paru en 2007, Human Rights Watch déplorait l’utilisation massive et croissante des violences se⚔️uelles à des fins politico-militaires. «En tant qu’arme de guerre, le viol sert une fonction stratégique et agit comme une partie intégrante de tactiques sensées accomplir des objectifs militaires et politiques».

C’est à l’issue de la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995) que le viol en temps de guerre a été reconnu pour la première fois comme un «acte de guerre» par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.

#Source: https://www.tvanouvelles.ca/

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